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L’OMS depuis plusieurs années déjà encourage les femmes à pratiquer l’allaitement maternel,  qui selon cette organisation qui s’occupe des problèmes de santé dans le monde, serait « l’un des moyens les plus efficaces de préserver et d’assurer la survie de l’enfant ». Mais seulement, la production du lait maternel n’est pas la même chez toutes les femmes. Certaines souffrent d’un manque de lait circonstanciel, d’autres d’un manque de lait primaire. Une hypotrophie mammaire peut être à l’origine d’une production lactée insuffisante, donc problématique pour l’allaitement maternel.

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L’hypoplasie mammaire comme cause d’une production lactée insuffisante

Il faut distinguer 2 types de femmes qui ne peuvent pas produire suffisamment de lait pour nourrir exclusivement leur bébé. Il y a celles qui n’y arrivent pas soit parce qu’elles sont malades, soit qu’un autre facteur externe les en empêchent, mais qui une fois le problème résolu reprennent aussitôt l’allaitement. Dans ce cas, on parle de manque de lait circonstanciel.

Or, d’autres par contre sont dans l’incapacité physiologique de produire suffisamment de lait. On parle de manque de lait primaire. Il s’agit le plus souvent de cas irréversible.

C’est dans cette catégorie qu’il faut classer les femmes présentant une petite poitrine ou des seins peu développés. A cette hypotrophie des seins s’associe le plus souvent un syndrome des ovaires polykystiques, qui compliquent davantage l’allaitement.

Ce sont de tels cas où, même en prenant la dompéridone ou la metformine, le problème de l’allaitement demeure. Il ne faut pas non plus espérer qu’une augmentation mammaire qu’elle soit par implants ou par injection de graisse résolve le problème non plus.

La chirurgie mammaire peut-elle aider ?

Au contraire, en dehors des anomalies mammaires congénitales comme l’hypoplasie mammaire, l’origine d’une production lactée insuffisante peut être postchirurgicale. L’étude de Neifert nous apprend à cet effet qu’après une chirurgie mammaire, le risque de ne pas produire suffisamment de lait maternel est multiplié par 3 que chez les femmes n’ayant pas été opérées.  Cette étude ajoute que si cette chirurgie des seins (lifting mammaire, réduction mammaire ou augmentation mammaire) implique dans sa réalisation une incision péri-aréolaire, ce risque se voit multiplier par 5. La chirurgie de correction de l’hypertrophie mammaire serait d’ailleurs celle dans laquelle ce risque d’insuffisance de lait est le plus important. D’autres études cependant expliquent qu’une augmentation mammaire n’empêcherait pas l’allaitement maternel s’il n’y a pas d’incision autour de l’aréole.

La solution pour les femmes qui présentent des difficultés de production de lait, et donc d’allaitement, reste le recours aux suppléments avec un DAL (dispositif d’aide à l’allaitement).