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Malgré la perte de poids de 84 kg dont il a bénéficié après sa chirurgie de l’obésité, plus précisément après une sleeve gastrectomie, Adam est en colère ; il est furieux, éprouve de la haine contre dit-il, « les médecins qui m’ont fait croire que ma perte de poids soignerait ma dépression ». Sur Twitter, il a tenu à partager avec ses abonnés cette grossophobie qui l’a toujours accompagné, mais surtout l’impact que la chirurgie bariatrique a eu sur son équilibre mental.

Adam témoigne sur Twitter de sa perte de poids due à une sleeve

Opération de l’obésité en 2016

Adam avait 19 ans quand il décide de se faire opérer. Il faut dire d’ailleurs à cet effet qu’il n’avait pas de choix. Il fut presque contraint à subir une opération chirurgicale pour perdre du poids. Parce que dit-il, « j’ai toujours souffert du regard des autres, de la grossophobie quotidienne, familiale, extérieure et médicale ». C’est ce sentiment de rejet, cette impression d’être jugé partout et par tous, qui le décide donc à opter pour une chirurgie bariatrique comme solution pour perdre le poids excédentaire. Il optera donc non pas pour un anneau gastrique ou un bypass, mais pour une sleeve gastrectomy.

Une perte de poids de 57 kilos après sleeve

La sleeve se distingue des autres chirurgies pour maigrir par le fait que 2/3 de l’estomac sont retirés de sorte à ce qu’il ne reste qu’un tube. Adam reconnaît et avoue la rapidité avec laquelle il a perdu du poids après cette intervention. Il est passé de 174 kg à 90 kg. Si cette perte importante de poids après une chirurgie de l’obésité l’a réjouit au départ, il a fini par ne plus se reconnaître et peinait à se regarder dans le miroir. Si « les excédents de peau et les vergetures (lui) rappellent… » son passé de gros, ce qu’il déplore davantage c’est ce « ressenti » psychologique « malgré la perte de poids ».

Sleeve Adam

Dépression après sleeve

Si le jeune français Adam a eu une nouvelle vie grâce à sa sleeve au point d’aller s’installer comme assistant de professeur de français, il est très vite retourné à sa solitude avant la sleeve. Il raconte s’enfermer de la même façon que lorsqu’il était en « obésité morbide ». « Je n’avais plus ce regard de fierté sur moi-même. (…) Et petit à petit j’ai commencé à comprendre que j’arrêtais de me comparer au moi d’avant et de me comparer aux autres ». Une descente aux enfers qu’il attribue à l’absence de suivi psychologique, pourtant nécessaire avant et après une chirurgie de l’obésité.