L’apparence comme critère de sélection à l’embauche : C’est mal ou pas ?

C’est la question que nous pose un documentaire récent de France Télévisions sur la Corée du Sud. A l’occasion des jeux olympiques qui viennent de se terminer dans ce pays, des équipes de France 2 ont filmé ces coréens qui vouent un culte à la perfection.

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Perfection dans le travail, les habitudes du quotidien et volonté de perfection dans l’apparence. En Corée du Sud, et pour résumer, l’apparence est un critère de sélection à l’embauche.

Et vous l’aurez compris, puisque c’est un critère important, le passage par la chirurgie esthétique est une étape obligée pour ceux qui ont un déficit. C’est un investissement en quelque sorte, comme on pourrait prendre des cours de langue ou d’informatique pour espérer faire valoir ces compétences devant un chargé de recrutement.

Est-ce grave ? Oui, du point de vue de la culture française qui fait mine de croire à l’égalité des chances et qui codifie dans son droit la sanction de la discrimination par le physique.
Mais nous savons tous que l’apparence est un élément réellement décisif dans les entretiens d’embauche. Explicitement, implicitement, par la négative, par la positive, c’est aussi un critère.

Et sans caricaturer en parlant de la nécessité qu’une hôtesse d’accueil soit tout de même un peu charmante ou qu’on aurait tôt fait de rejeter un candidat débraillé, voire sale, on se doute que la manière de s’habiller, un visage frais, un nez pas trop tordu sont également des atouts.

Il y a du coup fort à parier qu’en France aussi, des gens consultent un chirurgien esthétique, une chirurgie de l’obésité dans le but très précis de trouver un travail en corrigeant un élément du physique qu’elles estiment handicapant. Dans notre pays, nous accueillons des personnes qui viennent pour faire des interventions. Bien entendu, elles se disent attirées par les tarifs de la chirurgie en Tunisie mais sont là aussi parce qu’avec un nez moins dévié ou des formes moins voyantes, elles pensent pouvoir trouver un meilleur job, voire un job tout court.